A man must watch Game of Thrones

Phénomène incontournable, la série Game of Thrones produite par HBO a connu un succès immense. Vu que tout le monde en a probablement déjà entendu parler, cet article ne vise pas à présenter une nouvelle fois la série (je l’ai déjà fait sur Blooming Machine, le blog ami de Ravavamouna, si une piqûre de rappel est toutefois nécessaire). Non, ce papier vise à mettre en relief mes différentes approches de la série. Je ne connaissais absolument pas la saga littéraire de George R. R. Martin avant de commencer l’adaptation HBO, donc la saison 1 était une entière découverte pour moi, où j’ai pu me laisser guider par les scénaristes. Ce fut magique, à tel point que sentant gronder en moi l’appel impulsif de l’enfant gâté qui réclame le jouet que son petit frère vient juste de prendre alors qu’il n’en avait rien à faire avant, je me suis rué sur Amazon et j’ai commandé tous les bouquins. Et je les ai dévorés, comme j’avais dévoré les Harry Potter à l’époque, à savoir lire, lire et plonger sans s’arrêter dans cet univers imaginaire qui se trouve tellement loin d’ici, quelque part dans un recoin de mon cerveau, avec pour seules interruptions les besoins animaux qui nous rappellent que nous ne sommes que des êtres de chair, ce que l’on essaie d’oublier l’espace d’un instant où l’on fusionne avec le récit pour être transporté vers un autre temps, un autre lieu, un autre monde.  Dès lors, la saison 2 de la série que j’aime tant ne pouvait plus dicter sa loi, car je ne voyageais plus en terra incognita, j’avais lu, j’avais su, et j’avais peur d’être déçu. (Article en trois pages, la 1ere est sans spoils, les 2eme et 3eme pages contiendront des SPOILS SUR LES SAISONS 1 & 2)

Saison 1 : La rencontre magique

Tout le mérite de ma première confrontation avec Game of Thrones revient à nofa. Il m’a mentionné cette série qui allait sortir alors que je n’avais pas du tout suivi le calendrier des programmations et donc que j’étais totalement ignare à ce sujet. Bien lui en a pris. Je me rappelle avoir tressailli lorsque le trailer des 12 premières minutes (quelque chose du genre) a leaké, transi de froid dans mon lit car j’avais ouvert ma fenêtre en grand pour être un peu plus dans l’ambiance du Nord car la série commence dans ce recoin. J’en ai aimé chaque seconde, que ce soit le leak ou bien tout le reste de la saison, et le lundi devint un jour heureux, béni même car un nouvel épisode était là. J’en ai aimé chaque personnage, de Ned Stark campé par un exceptionnel Sean Bean à Tyrion Lannister, sublime rôle pour Peter Dinklage, en passant par des rôles mineurs mais tout aussi épiques comme le maître d’armes Braavosi Syrio Forel et son parler déjà culte, mais tant d’autres mériteraient une mention dans cet article. Les femmes de la série ne sont pas en reste non plus ; la très noble Catelyn Stark m’a bluffé, Cersei Lannister m’a envoûté,  Daenerys m’a subjugué. Bref, Game of Thrones a pris une place prépondérante dans mon existence. Se laisser embarquer comme ça par la plume du récit et suivre lentement le cours sinueux des évènements fut quelque chose de fort. D’intense. D’unique. Les mécaniques sont simples, des maisons nobles avec chacune leur devise et leur blason, un animal très accrocheur pour les plus fameuses. C’est facile, et ça permet une identification très forte. D’ailleurs, que ce soit les Stark, les Lannister ou les Targaryen, ils sont souvent désignés par métonymie « loups », « lions » et « dragons », leur emblème respectif. Ce procédé permet de stigmatiser les différents protagonistes pour mieux les dissocier car ils sont très très nombreux, et cristallise ainsi les conflits entre les factions en présence dans ce récit. Ce socle très historico-médiéval solide n’hésite pas à se compléter d’un parfum de fantasy légendaire car le monde de Westeros est également rempli de magie, de créatures et d’autres mythes encore, mais une magie appauvrie à laquelle bien des peuples ne croient presque plus. Cette réaction ultra-positive de ma part s’explique en partie grâce aux choix littéraires de Martin, que je ne pourrai décrire sans spoiler. Vous êtes ainsi prévenus si vous cliquez sur la page suivante, vous avez tout intérêt à avoir vu la saison 1 sans quoi vous êtes vraiment stupides de vous gâcher un tel bonheur en lisant quelques lignes écrites par ma modeste plume au lieu de soit dévorer le bouquin ou de se rincer l’oeil devant la superbe adaptation HBO.

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Une réflexion sur “A man must watch Game of Thrones

  1. J’adore ton titre :) Et je ne peux qu’être d’accord avec le « read » ;) A force de lire et relier les tomes, on va finir par les connaître par coeur vu la lenteur de Martin à nous donner la suite^^

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