Continuum, le bilan

 

En cette période estivale hyper-sportive, il est difficile de se faire une place au soleil quand on est une petite série sans grande prétention. Loin de la qualité d’un Newsroom ou même de Suits, loin du charisme d’un White Collar, Continuum a tenté le pari quand même. Poussif au départ, et loin d’être portée par un casting tonitruant même si on décèle quelques bonnes pioches, cette science-fiction a pourtant réussi à dégager une certaine qualité au fur et à mesure des épisodes avant toutefois de retomber dans les travers de ce type de TV show. Résumé et bilan d’une saison très inégale.  Garanti sans colorants ni putains d’spoilers.

Continuum c’est quoi ? C’est une série canadienne diffusée par Showcase. Le plot est simple. Nous sommes en 2077. La technologie a pris le pas sur les libertés individuelles, la démocratie a pour ainsi dire disparu, les gens ne votent plus et sont sans cesse surveillés par une police composée d’agents mi-hommes mi-cyborgs qui possèdent par exemple un détecteur de mensonge intégré au cerveau, un système de communication dernier cri où ils sont tous reliés entre eux par la pensée, la faculté de stocker et d’enregistrer tout ce qu’ils voient ou entendent afin d’éviter les faux témoignages, ou encore une veste intelligente et électrique dotée de pouvoirs. Des trucs auxquels même Géo Trouvetou n’aurait pas pensé, c’est dire. Bref, 2077 est  l’ère de la robotique cybernétique, orchestrée par l’intelligence d’un certain Alec Sadler. Mais le monde n’est pas tout beau tout gentil, même en 2077. Certains citoyens mécontents du régime politique et des conditions de vie n’hésitent pas à se lancer dans le terrorisme à grande échelle pour protester et combattre le gouvernement, et se rassemblent sous le nom Liber8 (appréciez ou non le jeu de mot). Ils font exploser un gros bâtiment, des gens meurent, les méchants terroristes pas beaux sont arrêtés et conduits en prison pour y être exécutés. L’héroïne de la série, Kiera (Rachel Nichols, que l’on peut voir dans Alias ou Esprits Criminels notamment), est une de ces policières tunées chargées de la surveillance des prisonniers. Comme par hasard, au moment de leur exécution, les terroristes activent un orbe un peu magique, qui leur sert en fait de machine à remonter dans le temps. Kiera, voyant qu’ils mijotent quelque chose de louche, se précipite comme par hasard sur les malfrats et se retrouve happée dans le flux temporel elle aussi. Voilà la joyeuse bande fraîchement débarquée dans le Vancouver de 2012, 65 ans auparavant. Comme par hasard. Les terroristes prennent rapidement le large. Kiera ne sait pas quoi faire. Son fils et son mari à tête de con lui manquent. Elle est perdue. Elle se met à pester tout haut, quand tout à coup, quelqu’un lui répond. Vous l’avez deviné. Le jeune Alec Sadler (Eric Knudsen) qui en 2012 doit avoir 16 ans, est déjà un hacker émérite qui tente de mettre au point un système de communication poussé. Et  Kiera est branchée sur sa fréquence ! Comme par hasard. Le tandem va donc collaborer à distance pour empêcher les terroristes de modifier le passé et donc le futur à leur avantage. Grâce aux compétences informatiques d’Alec, Kiera obtient une accréditation auprès de la police locale en se faisant passer pour une experte chargée de mener la task force anti-Liber8. Avec l’aide du détective Carlos Fonnegra (Victor Webster, mais si, le type qui balance des éclairs dans Mutant X), elle va traquer tout ce beau petit monde pour s’assurer que tout redevienne comme avant, ou après, je sais plus trop(Mari tête de con + bébé, tout ça tout ça).  Comme par hasard.

Le début de la série est difficilement accrocheur. On a du mal à se faire à l’idée qu’elle a effectué un saut de 65 ans dans le temps tant elle s’adapte vite à 2012. Le casting de la police rempli de tocards n’aide pas. Le gang Liber8 en revanche est quelque peu mieux fourni, on retrouve notamment Roger Cross (Curtis Manning de 24) ou encore Tony Amendola (Bra’Tac de Stargate SG-1 et Gepetto de Once Upon A Time). L’objectif de ces terroristes est de contrôler les masses pour empêcher que le même futur se reproduise, de faire prendre conscience aux gens que les entreprises c’est le mal et que l’anarchie c’est le bien en gros. C’est très très cliché. Mais pourtant ça se regarde, et les épisodes se bonifient avec le temps, certains sont même de très bonne facture et mixent agréablement action, suspense et intrigue hyper compliquée avec les paradoxes temporels. Ponctuée par quelques flashforwards sur 2077, on prend vite conscience que tout ça n’est pas clair et qu’il y a quelque chose de plus énorme qui se trame au fond. Mais très vite, et comme bien souvent avec les séries du genre, on se rend compte qu’on a été floué par trop de mystère opaque, et la saison se termine en eau de boudin sur un cliffhanger rocambolesque. J’ai beau descendre cette série, j’ai quand même aimé la regarder, et pas que pour le charme combiné de Rachel Nichols et Lexa Doig, et je continuerai, par curiosité, mais on ne peut vraiment pas parler d’une grande série qui marquera le genre, tant elle se perd en clichés. C’est dommage.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s